Après avoir indiqué que la réussite d’une aquarelle passe par la qualité du matériel utilisé et
selon la façon dont on se sert du pinceau, Loïc rappelle que l’aquarelle est une peinture à l’eau
et qu’il faut savoir jouer avec. Autrement dit, il ne faut pas hésiter à plonger la feuille de
papier dans l’eau avant de la fixer sur une plaque de contreplaqué par des agrafes pour que la
feuille soit bien tendue.
A partir de là, on peut commencer à peindre en ayant à l’esprit, précise Loïc, que la
composition d’une aquarelle c’est comme une scénarisation pour un théâtre avec un arrière-
plan, un plan intermédiaire et un premier plan en faisant attention au point focal qui est celui
qui attire nécessairement l’attention.
Sur ce, Loïc explique qu’il existe 2 techniques de peinture : d’une part, le lavis qui peut se
faire à plat et, bien plus souvent, avec une inclinaison de la feuille de 30 %, d’autre part, le
glacis qui consiste dans la superposition de couches de pigments.
Ainsi, dans l’aquarelle, la répartition des couleurs se fait du blanc au noir en passant par le
clair, le saturé et le sombre, ce qui représente au moins 5 valeurs qui sont obtenues,
notamment, par le fait de tremper plus ou moins son pinceau dans l’eau c’est-à-dire de
liquéfier plus ou moins le pigment.
Et pour déterminer laquelle des parties d’un tableau sera plus claire qu’une autre partie, Loïc
insiste sur le fait qu’il faut en tout premier lieu fixer le point d’où vient la lumière celle qui va
déterminer l’emplacement des valeurs sur le dessin en allant du plus clair au plus sombre.
C’est alors que l’on passe aux exercices pratiques. A nous de jouer, comme dit Loïc qui nous
a préparé plusieurs dessins qui, à y regarder de près, ne représentent pas grand-chose ; le
dessin n’est pas fini, tout juste esquissé.
Mais il a suffi que l’on pose du pigment aux endroits indiqués en respectant les valeurs utiles
pour qu’au final, le dessin prenne forme et qu’ainsi, simplement par touches successives de
pigment selon les endroits, en jouant avec les ombres et la lumière, le dessin prenne forme.
On est bluffées.
Au départ, on a un peu de mal à savoir doser la quantité de pigment pour obtenir les nuances
nécessaires mais au fil des exercices, on ne cesse de s’améliorer et on ne peut qu’être
satisfaites du résultat. Et pour que le dessin soit encore mieux réussi Loïc nous rappelle qu’il
ne faut pas oublier tant l’ombre propre du sujet que l’ombre portée, celle qui rendra la
composition encore plus vivante.
Et après avoir fait tous les exercices en achromie (noir et blanc) notamment un chat au regard
perçant qu’on a trouvé très réussi, on a réalisé l’un des exercices en monochromie (couleur
ocre) en recherchant toujours les nuances nécessaires entre le clair, le saturé et le sombre, ce
qui n’est pas toujours facile.
Et, pour que le dessin soit encore plus beau, Loïc nous invite à repasser avec un crayon feutre
fin sur certains traits du dessein, dits arêtes, pour rehausser encore plus le dessin.
Ce fut véritablement un stage d’une grande richesse et densité qui nous laisse presque sur
notre faim, tellement on en voudrait encore.
Il faut dire que Loïc fait preuve d’une grande pédagogie et sait nous faire passer sa passion
pour la peinture. Un grand merci à lui.

























Rejoignez-nous sur facebook
Commentaires récents
Archives